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  « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)

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MessageSujet: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Lun 20 Aoû - 14:21

    L'occupation japonaise en Corée avait commencé aux environ de 1910, c'est-à-dire un an après que mon père m'ait adopté. J'ai alors toujours eu l'habitude de le voir traiter ses affaires avec des Japonais, à l'époque, je ne me posais pas de question sur la nature de leurs arrangements, me concentrant davantage sur mon éducation. A présent, je me sens coupable de ne pas avoir porté plus d'attention à ses affaires. Maintenant qu'il me laisse superviser la plupart des affaires familiales, j'ai l'impression d'avoir omit plusieurs détails. Au début, lorsque mon honorable père m'avait donné la gérance de la raffinerie d'opium, je ne comprenais pas très bien pourquoi je devais reverser aux japonais un certain pourcentage des bénéfices fait et aujourd'hui, je ne compris pas pourquoi le second me réveilla aux aurores, sous prétexte que mon père voulait s'entretenir avec moi.

    Pour montrer toute la considération que je pouvais avoir envers mon père adoptif, je me devais d'être toujours présentable face à lui. Je me permis donc de prendre mon temps pour me préparer et une fois lavé, coiffé et habillé, je me dirigeai vers la chambre du grand Park Sang Ho. Arrivé devant la double porte de bois, je m'assis de façon à ce que mes genoux touchent le sol et que mon postérieur soit appuyé sur mes mollets, attendant sa permission pour me présenter à lui. Une fois celle-ci prononcé, j'ouvris la porte, me présentant à lui, le saluant respectueusement.


_ Mon fils. Aujourd'hui est un grand jour, me dit-il. Il y a quelques années, j'ai reçu l'un de nos allier japonais et pour celer notre alliance, il t'a généreusement offert la main de sa fille.

    Les mots du chef de notre clan raisonnaient dans ma tête comme l'écho en montagne. Une nouvelle fois, je regrettais de ne pas m'être plus intéressé aux contrats signés par mon bienfaiteur. Certes, il avait droit de vie et de mort sur ma personne, c'était lui qui m'avait sauvé. Lui qui m'avait offert un toit, de quoi manger et surtout une famille. Cette famille n'était pas unie par le sang mais par des valeurs. La loyauté et le respect de notre chef était les deux premiers principes, les plus importants. Je ne pouvais pas le blâmer pour avoir décidé de mon avenir. Une fois de plus, je devais lui en être reconnaissant car cet homme influent venait de m'offrir une femme. Mais apprendre un beau matin que l'on est, depuis longtemps lié à une femme que l'on n'a jamais eu l'occasion de voir, je vous assure que cela fait un choc. Je restais bouche-baie, ne sachant pas quoi penser ou quoi dire de ce présent.


_ En ces temps d'occupation, nous avons besoin du soutien de ce clan, ajouta-t-il, comme s'il essayait de se justifier.

    Après ces quelques mots, je m'inclinais respectueusement devant ce père si avenant. Je me devais de le remercier comme il se fallait pour se présent plus ou moins insolite. Je comprenais que, s'il m'avait fiancé c'était pour le bien de notre clan, pour le renforcer.


_ Comme il vous plaira père. Je ferai mon possible pour ne pas vous décevoir.

    Après mes mots, Park Sang Ho se mit à rire. Un genre de rire joyeux et chaleureux, celui d'un père fière de son fils. Il se leva, me faisant signe de l'accompagner dans son action. Nous sortîmes de sa chambre, nous dirigeant vers la cour intérieur principale. Durant notre trajet, nous croisâmes la plupart des membres de notre clan, ces derniers s'inclinant respectueusement avant de reprendre avec hâte leurs occupations. Je me questionnais sur la nature de cette agitation.


_ Aujourd’hui est un jour de fête. Ta fiancée ainsi que son clan viennent nous rendre visite. Ce jour est finalement arrivé, vous allez enfin être présenté, j’espère qu’elle te plaira. Je me suis laissé dire qu’elle était d’une grande beauté. Traite là avec autant d’égard qu’un joyau, une princesse.

    Notre chef venait d'insister sur la façon dont je devais la traiter. Cela signifiait que cette femme n'était pas n'importe qui. J'avais surement été promis à la fille d'un clan japonais très puissant. La nouvelle avait tout de même du mal à être digérée. Je ne réalisais pas encore que j'étais un homme fiancé et que de surcroit, je rencontrerai dans quelques heures la femme qui passera sa vie à mes côtés. Malgré cela, j'avais hâte. Hâte de voir à quoi ressemblait cette jeune femme, d'échanger avec elle, voir quels étaient ses centres d'intérêts, si nous étions sur la même longueur d'onde. En attendant que tout soit près avant l'arrivée de nos hôtes, Park Sang Ho et moi fûmes un récapitulatif de ce que nous devions faire en leur présence. Le moment décisif arriva plus vite que je puis l'espérer. Lorsque les préparatifs fût terminé, le chef du clan Park alla s'assoir dans son fauteuil dans notre salon. Je m'assis à ses côtés, le temps de nous installer que le tintement de la cloche de la porte d'entrée se fit entendre. A partir de salon, nous pouvions avoir une bonne vue sur l'immense portail de bois. La pièce donnant sur la cour, chacun des membres se disposèrent de façon à accueillir nos invités. L'un d'eux ouvrit la porte, nous laissant découvrir le visage de nos allier.


Dernière édition par Park Yong Sun le Mar 11 Sep - 1:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 13:08

Le soleil s'était lentement levé sur la Corée et personne n'était venu me réveiller. Parce que j'avais appris à me réveiller avant le lever du soleil. Mon père m'avait toujours que le monde appartenait à ceux qui se levait tôt. Personnellement, j'y voyais plus un moyen de profiter pleinement de ses journées quand le temps nous le permettait. Non, je ne parlais pas là d'amusement quelconque. Mais en ce beau jour, lourd et chaud, je m'entraînais déjà aux nouvelles prises que mon père m'avait inculquées. Face à mon adversaire du moment - un jeune homme que l'on avait admis dans le clan pour sa capacité à se taire (il était muet) et à éliminer les résidus - je répétais, sans cesse, les enchaînements fort complexes que je devais maîtriser sur le bout des doigts. Je n'avais guère vu le temps passer et je fus relativement surprise de voir ma mère s'introduire dans le dojo, m'annonçant qu'il était temps que je me prépare. J'hochais la tête, brièvement, saluant mon partenaire en m'inclinant face à lui. Mais quand je me redressais, je lui adressais un sourire aguicheur, glissant mes doigts le long de sa joue, avant de venir lui murmurer que je n'en aurais pas pour très longtemps.

Enfin ça, c'était ce que je croyais. Je pensais que j'allais simplement voir cet homme que je devrais épouser et revenir ensuite. Nos fiançailles ne seraient dès lors qu'officialiser et j'attendrais le jour du mariage pour aller m'enterrer définitivement chez lui. Je considérais également que j'en profiterais encore histoire de pouvoir m'amuser avec la gent masculine car il n'était pas dit que je puisse le faire après le mariage. Non, pour moi, ce mariage ne représentait qu'une formalité entre deux clans. Je ne serais fidèle à cet homme que s'il en valait vraiment la peine, ce qui m'étonnerait réellement. En tout cas, je m'étais dirigée vers notre demeure, me rendant directement dans l'immense salle de bain. Je me plongeais dans l'eau tiède que l'on avait fait couler pour moi, me lavant méticuleusement. Et le plus difficile arriva après. Une domestique s'enquit de m'arranger les cheveux en un magnifique chignon fort complexe, que j'aurais été incapable de faire seule. Puis elle me maquilla et je m'habillais, enfilant la longue robe de soie noire que l'on avait achetée pour l'occasion. Accrochant de lourdes boucles à mes oreilles, on vérifia que mon allure était parfaite. Je me chaussais et montais dans la voiture, sous la demande de mon père.

Le trajet fut long, silencieux. Enfin, la première partie du trajet fut silencieuse, jusqu'à ce que je me surpris à demander qui était l'homme auquel je serais fiancée. Et la réponse, je l'avoue, ne me plus guère. Park... Yong Sun ? Mon père était-il sérieux quand il m'annonçait comme ça, de but en blanc, que je serais mariée à un coréen ? A cette sous-race ? Je fronçais des sourcils, restant alors silencieuse pour le coup. Et finalement, je protestais, tempêtait. Il était hors de question que je touche, que je ne pose que serait-ce le petit doigt sur un homme de ce pays. Moi qui croyait que j'épouserais un japonais, je m'étais bien lourdement tromper. Mère me demanda de me calmer, de me taire. Je refusais, continuant à exprimer mon mécontentement. Non ! Nous étions un peuple supérieur à celui-là et si pour un coréen, c'était un honneur d'épouser une japonaise, le faisant rentrer dans l'estime de notre pays par la même occasion, je considérais cela comme une chose vile et abjecte.

Je me renfrognais, croisant des bras sous ma poitrine. Mais alors que nous arrivions devant la demeure de celui qui, apparemment, allait devenir mon futur époux, mon visage s'adoucit considérablement. Alors comme ça, ils souhaitaient que je devienne sa femme ? Soit... j'allais accéder à leur demande. Mais qu'ils ne s'attendent pas à un couple fort joyeux. Non, déjà, je prévoyais de lui faire voir les pires choses. Je prévoyais d'être la pire des garces, une femme odieuse qui le ferait tourner en bourrique. Si je devais le faire souffrir, je le ferais. Si je pouvais lui pourrir la vie, je le ferais. Ma mère me regarda, se demandant sûrement pourquoi, soudainement, je m'étais mise à sourire. Oh, j'allais faire très bonne impression devant le chef du clan. Mais une fois seule avec Yong Sun... Les choses deviendraient différentes.

Nous nous sommes arrêtés et j'attendais que l'on vienne ouvrir ma portière. J'attrapais la main de mon père, glissant mon bras autour du sien et le suivais alors dans une demeure que je ne connaissais pas. Un homme vint à notre rencontre et nous salua, avec politesse et respect, avant de nous dire que nous étions à l'heure. Il croyait quoi, celui-là, que nous ferions l'affront de venir en retard. Il complimenta ma mère pour son élégance mais quand son regard se posa sur moi et qu'il remarqua le sourire séducteur volontairement posé sur mes lèvres, il balbutia un compliment que je ne compris pas. Mais je me doutais bien que j'avais fait mon effet. Comme souvent. Il nous guida à travers la cour pour nous mener jusqu'au batiment principal. Là, c'est un autre homme, plus impressionnant physiquement, qui vint à notre rencontre, nous annonçant que les deux hommes nous attendaient dans le salon. Il nous y emmena et une fois que nous fûmes arrivés devant la lourde porte en bois, ce dernier frappa, attendant alors l'autorisation d'entrer. Une fois qu'il l'eut, il l'ouvrit, se décalant ensuite pour nous laisser passer. Une fois à l'intérieur, il se remit à notre niveau, annonçant notre arrivée de façon formelle pour finalement nous laisser. Mon père quitta mon bras pour aller se diriger vers l'homme le plus âgé. Mon regard se posa sur le second, plus jeune.

Et là... Je fus passablement surprise. Son physique... n'était pas des plus avenants mais disons qu'il n'était pas laid non plus. Pas mon style d'homme en tout cas. Mais il y avait une assurance qui se dégageait de lui qui me fit vite comprendre que notre union allait être beaucoup plus amusante et intéressante que je ne le pensais. Mon père se tourna vers moi, me faisant signe de venir. Ma mère sur mes talons, je m'avançais, avant de me poster face à l'homme plus âgé, m'inclinant profondément face à lui. Signe d'humilité, même si je n'en ressentais absolument aucune. Et d'une voix douce, mélodieuse, je me présentais.

« Nakagawa Kumiko, Park Sang Ho-ssi... C'est un honneur pour moi que de faire votre connaissance. »

J'attendais qu'il ne me demande de me redresser pour le faire, plongeant mon regard dans le sien un court instant, avant de me tourner vers celui qui devait donc être Yong Sun. C'est là que les choses furent plus intéressantes. J'opérais de la même façon pour lui, m'inclinant pour le saluer même si, cependant, je ne me présentais pas. Pas besoin de le faire deux fois, il avait des oreilles suffisamment proéminente pour bien entendre, non ? En tout cas, quand je me redressais, je le regardais fixement, droit dans les yeux, avant de lui adresser un léger sourire, mélange de timidité feinte et de séduction. Je devais d'abord lui plaire pour qu'il baisse sa garde... Et ne se retrouve face à son pire cauchemar. Nos parents nous regardaient, sans mot dire, avant que mon père ne déclare qu'ils allaient nous laisser un instant. Ils devaient parler affaire. J'avais rompu le contact visuel, posant mes mains sur mes genoux. Il devrait m'approcher, faire le premier pas. Je ne parlerais pas en première. Pour le moment, je lui ferais miroiter une image de moi qui n'était pas réelle. J'attendrais encore un peu pour être une vraie pourriture.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 13:13

    Les portes s'ouvrirent, laissant découvrir aux membres du clan ma future femme ainsi que ses géniteurs. Je fus subjuguée par la beauté et ce que dégageait cette jeune femme. Je sentis pour la première fois un poids dans ma poitrine, comme si mon coeur venant de se retourner. Park Sang Ho, les yeux débordant de fierté posa son regard sur moi surement pour voir la réaction de son protégé. Je levai les yeux dans sa direction,échangeant un regard complice qui voulait presque tout dire. Je n'aurais pas pu rêver mieux sur le point de vue physique et plus la famille japonaise se rapprochait, plus je devais nerveux. Malgré cette nervosité, je ne laissais rien paraitre, droit, immobile et solennelle. En vue du rang que j'occupais aux sains du clan, je ne pouvais pas réagir comme un simple subordonné, esquissant un sourire en coin, sifflant ou dévorant la jeune fille des yeux comme si elle était nue prête à s'offrir à moi dans l'instant. Non, je restais stoïque, c'était la meilleure façon de faire bonne impression aux gens qui deviendrai ma future famille. Ce fut le chef de leur clan qui arriva le premier. Je m'inclinais face à lui pour lui montrer tout le respect que je pouvais avoir pour cet homme, rejoins quelques minutes plus tard par sa fille et sa femme. La jeune femme se présentant, saluant en premier mon père adoptif et finissant par moi.


_ Park Yong Sun, ravis de faire votre connaissance, dis-je alors tout en m'inclinant dans un japonais des plus correcte.

    Lorsque je relevai la tête, je ne pu m'empêcher de plonger mon regard dans le siens essayant de cerner la femme qui restera à mes côtés pour le restant de ma vie. Elle m'adressa un joli sourire, plein de timidité. Cela rendait son visage mignon, comme s'il s'agissait d'une poupée. Elle semblait être une personne d'une extrême douceur, d'une gentillesse sans limite et d'une grande générosité. Tout homme ayant été à ma place serait tombé sous son charme angélique. Tandis que nos parents avaient déjà entamé leur discutions, je restais figé face à elle, comme hypnotisé. Je sentis tout à coups une main froide se poser sur mon bras, lentement je dirigeai mon regard vers la personne qui j'avais établit contacte. Il s'agissait de Park Sang Ho, interrompant sa discutions, il me murmura quelques mots.


_ Fais visiter les quartiers principaux à Mademoiselle Nakagawa, nous dînerons à votre retour.

    Après cette requête, je m'inclinais respectueusement face à mon père. Je me levais, dirigeant ma froide carcasse vers la jeune fille. Je lui tendis le bras pour qu'elle s'agrippe à celui-ci, m'inclinant face à elle avec le plus grand détachement qu'il soit.


_ Si vous me le permettez, mademoiselle, laissez-moi vous faire visiter, lui dis-je.

    J'attendais qu'elle le prenne pour enfin disparaitre en sa compagnie. Beaucoup de regard des subordonnés de mon clan étaient dirigés vers notre couple. Surement m'enviaient-ils. Non, il était certain qu'ils m'enviaient, jamais une femme aussi belle qu'elle ne se serait intéressée à un garçon comme moi en temps normal. J'avais conscience de ne pas être très beau mais j'aimais jouer de mon physique pour inspirer la crainte. En plus d'avoir un nez proéminent et de grandes oreilles décollées j'avais un visage creux, semblable à celui d'un cadavre.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 13:15

La tradition veut que je rencontre ma future belle-famille. Ce que je ne savais pas, c'était que pendant que je rencontrais mon futur époux, on déchargeait mes affaires de la voiture pour l'installer dans ce qui allait donc devenir ma nouvelle chambre. Enfin nouvelle avant que je ne change - encore - de chambre. Mais cette fois-là ce serait uniquement après le mariage. Non, pour moi, je ne faisais que rempliur une simple formalité d'usage : voir mes futurs tortionnaires et la prochaine victime de mon mauvais caractère. Oui, je comptais bien ne faire voir que j'avais un sale caractère qu'à mon fiancée. Du côté de ma belle-famille, je serais l'épouse la plus adorable qui soit. Comme ça, si jamais mon époux se plaignait, de l'autre côté, je le faisais mentir en me comportant autrement. Et de toute façon, au sein de ma propre famille, j'étais réputée pour être une parfaite comédienne. A bon entendeur...

En tout cas, je m'étais donc retrouvée dans ce salon, prête à faire face à ma future famille. Je notais cependant un peu tardivement l'absence d'une femme auprès de Sang Ho. Mais bien rapidement, je me rappelais également que ce dernier avait perdu son épouse il y a des années de cela. Enfin, c'était ce que mon père m'avait dit. Je n'aurais donc pas de belle-mère. C'était déjà ça, je ne supportais que très difficilement les autres femmes et pour cause, la seule avec qui j'entretenais des relations désormais plus ou moins normales, c'était ma mère. Je n'imaginais dès lors que très difficilement comment mes relations pourraient être avec les autres femmes. Par chance, je n'aurais pas de belle-mère. C'était un peu méchant de dire ça comme ça, mais au moins, il n'y aurait pas plus de problèmes.

En tout cas, je m'étais inclinée face au chef du clan Park, lui présentant des respects qui, si au départ n'était pas sincères, le deviendraient sans aucun doute par la suite. C'était une forte personnalité qui le méritait. Mais j'était trop fougueuse, trop impétueuse pour offrir mon respect à qui que ce soit. Inspirant profondément, je m'étais donc tournée face à mon futur époux, l'observant avec intensité. De loin, il était franchement limite, physiquement parlant. De près... Bah... C'était plus ou moins la même chose, sauf qu'il était relativement pâle. En fait, il ressemblait à un cadavre mais il n'était pas non plus repoussant. Il y avait quelque chose qui aurait pu m'attirer mais... je ne saurais dire quoi. Je le verrais bien par la suite.

Je notais que mon futur beau-père se penchait vers son fils, lui murmurant quelque chose au creux de l'oreille. Je détournais le regard, comme si j'étais gênée d'avoir surpris d'une conversation qui ne me concernait pas. Rapidement, j'entendis du mouvement, comme si quelqu'un se levait. Yong Sun s'approchait de moi, s'inclinant alors avant me prposer de visiter les lieux en sa compagnie. Je le regardais, baissant légèrement la tête quand il me proposa son bras. Non pas que je sois gênée mais c'est surtout parce que j'allais... me retrouver seule avec lui. Je détournais légèrement le regard, avant de voir les yeux, froids, de mon père et le regard suppliant de ma mère. Fais-le... C'était ce que ce regard semblait vouloir dire. J'inspirais profondément, avant de glisser mon bras autour du sien et de me redresser. Je posais ma main libre sur son bras, notant cependant une certaine musculature qui n'était pas à négliger. Intéressant. Je le suivais, sans prononcer, ne serait-ce qu'un seul mot.

Je patientais encore un peu à son bras, ne parlant toujours pas. Et puis finalement, je me détâchais de lui, le regardant droit dans les yeux. Si on omettait son nez énorme et ses oreilles de chou, il aurait pû être mignon. Manque de chance pour lui, il partait avec un handicap majeur : il était coréen. J'inspirais profondément avant de dire :

« N'attendez rien en particulier de moi. Je ne ferais qu'honorer la demande de mon père. Mais... me marier avec vous sera un calvaire en plus... Il n'a même pas eu la décence de trouver un homme digne de ce nom. Non mais regardez-vous ?! Et vous croyez quoi, que j'aurais daigné poser le regard sur vous avec toute la candeur et la naïveté que je vous ai faites miroiter ? Mais vous rêvez ! Encore auriez-vous été japonais que ce supplice aurait été supportable. »

Si j'étais odieuse ? Non là encore j'étais sympathique. Au moins j'étais plutôt claire avec lui : je n'acceptais pas notre union, je ne le faisais que pour satisfaire les désirs de mon père. Mais qu'il sache que l'idée de passer le restant de mes jours avec lui serait la pire des choses pour moi. Physiquement, son nez et ses oreilles me gênaient. Encore il laisserait un peu pousser ses cheveux pour cacher ses oreilles que son nez, je l'oublierais facilement. Mais là, non, ce n'était pas possible. Je soupirais avant de faire un geste dédaigneux de la main.

« Je n'ai pas envie de visiter ce domaine en votre compagnie. Je n'ai rien envie de savoir de vous, ni de votre famille. Estimez-vous heureux que mon père préfère vous donner ma main que de réduire votre clan en cendre. Au moins, voilà la seule chose dont vous pourrez vous vanter : vous avez réussi un mariage. »

Trop honnête, Kumiko, vraiment... trop honnête. Ou alors trop direct, peu importait. En tout cas, je lui avais fait comprendre que si pour lui, épouser une japonaise était un honneur, dans le sens contraire, j'estimais que c'était une mésalliance. Je me détournais de lui, préférant me diriger en direction du jardin, sans chercher à avoir son avis. Je préférais m'isoler que de rester en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 14:41

    La jeune et douce Kumiko répondit à ma demande. Elle me prit le bras et lorsque je sentis ses doigts se poser, j'eus l'impression que mon cœur allait exploser. Je baissais mon regard de glace sur elle, et malgré mon physique froid et intimidant, je bouillonnais de joie et de plaisir de l'intérieur. Je regardais quelques instants la jeune fille qui se tenait à mon bras, celle avec qui je passerai le reste de sa vie à ses côtés. Je l'entraînais à l'extérieur de la pièce, en direction des appartements des membres les plus hauts placé dans le clan, c'est-à-dire ceux de mon père, les miens et bientôt les siens. Mais alors que nous avancions, lorsque nous nous trouvâmes assez loin de la salle de séjour, elle me lâcha le bras, me montrant son vrai visage. Ma première impression fut la surprise, je m'attendais à tout sauf à cela. Encore heureux, cette femme semblait avoir un minimum d'éducation et d'intelligence, car derrière son masque de la petite femme parfaite, elle ne s'aviserait jamais de m'humilier de la sorte en public, la preuve en était qu'elle avait soigneusement attendu que nous fûmes éloigné de la foule pour me montrer qui elle était vraiment. En effet, si cette langue de vipère au visage angélique m'avait traité de la sorte face à mon clan, elle aurait pu être tué et aurait déshonoré sa famille, en sommes, elle était obligée de bien se comporter en public car elle n'avait pas d'autre choix.

    Ses mots étaient secs et aussi tranchant que la lame d'une épée. Me toucher? En effet, elle m'avait poignardé avec ses mots, ses mots qui, si on y réfléchissait bien était plus que censés. Tous les matins, je faisais face à un miroir lors depuis le temps, je savais à quoi je ressemblais, j'étais conscient que mon physique n'était pas le plus avenant que sans ce contrat que nos pères avaient conclu, je n'aurais jamais pu espérer avoir une femme aussi belle à mes côtés, bien que l'argent et le pouvoir y fait beaucoup, je complexais assez sur mon physique. Or, si je laissais paraitre cette faiblesse, je pourrais être discrédité face à mon clan et au lieu d'inspirer de la crainte, les autres seraient dégoûtés ou déçus de moi. La langue de vipère qui se trouvait à présent face à moi ne me connaissait pas et pourtant, elle s'était permise de me juger, de me blesser avec ses mots, si elle avait été une simple fille des rues, je l'aurais surement tué ou torturer afin d'obtenir des excuses de sa part. Or, la situation était différente, je me devais prendre soin d'elle et veiller à ce qu'aucun mal ne lui soit fait. Je restais donc stoïque à sa provocation, comme si cette dernière ne m'avait pas affecté.


_ Fais comme tu veux, lui dis-je.

    Mes mots ne dégageaient aucune émotion, que de l'indifférence, comme si elle était pour moi qu'un morceau de viande. C'était d'ailleurs presque le cas. Je ne la connaissais pas et je me retrouvais fiancé à elle, bientôt marié et tout cela pour que son clan acquière plus de pouvoir, que le mien n'ait plus de taxe à payer aux japonais et pour qu'elle donne naissance à un héritier. Dans l'histoire, ce n'était pas moi le plus à plaindre mais elle. Je pensais alors pouvoir accepter son comportement de petite peste pourrie gâté, temps que je ne rentrerai pas dans son petit jeu. Je me devais de rester froid et au lieu de la blesser avec des mots comme elle le faisait si bien, de front, je devais être plus subtile et patient. Pour le moment, la Corée était sous le joug des Japonais, je devais donc être respectueux envers ce peuple, mais si par malheur nous nous libérerions, je lui ferais payer avec les intérêts tout ce qu'elle pourrait me faire subir par la suite.

    Alors que j'étais plongé dans mes pensées, m'imaginant la meilleure façon de la blesser indirectement, je la vis qui partait en direction du jardin. Il ne fallait pas que nos parents la voient seule. Si cela arriverait, alors que j'étais en charge de lui faire visiter notre demeure, cela signifierait que nous nous étions disputés ou que l'un de nous avait été trop cru avec l'autre, c'est-à-dire ce qu'elle venait de faire. Je la rattrapais, lui pris le poignet, l'attirant alors vers moi de façon à ce qu'elle soit face à moi et qu'elle écoute ce que j'avais à lui dire. En temps que future époux, même si je ne pouvais pas porter la main sur elle, je me devais de la mettre au courant de la situation car d'après ses derniers mots, elle semblait ignorer ce qui allait lui arriver. Je n'avais pas mesuré ma force, surement parce que j'éprouvais de la colère à son sujet, en lui agrippant le poignet et en la tirant vers moi, elle avait été entraînée trop près de mon visage, mais suffisamment pour qu'elle m'écoute et comprenne ce que j'avais à lui dire. Je plongeai mon regard dans le sien pour mettre plus de poids sur mes mots.


_ Es-tu idiote? Tu n'as pas pensé que si on te voyait seule, nos parents pourraient se poser des questions? Tu pourrais alors être démasquée, tu veux humilier ta famille par ton comportement peu respectueux envers ton futur mari? Ils n'ont pas l'air d'être stupide, de surcroit, je suis certain qu'ils savent comment tu fonctionnes alors c'est ta parole contre la mienne. Tu choisis. De plus, tu vas bien être obligé de t'intéresser à notre vie de misérable coréen car dès à présent, cette demeure est la tienne. Tu sembles assez ignorante de nos coutumes alors sache que la fiancée se doit de s'installer dans la maison de son futur époux. Mon père m'a ordonné de te faire visiter alors c'est avec moi que tu visiteras cette demeure que cela te plaise ou non.

    C'était la première fois que je parlais autant et malgré ma colère, je n'avais pas élevé la voix, prononçant ses avertissements d'une voix plus que calme et reposante.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 15:14

Je ne me doutais pas un seul instant de plaisir que j'avais bien pu procurer à Yong Sun rien qu'en posant ma main sur lui. Moi, tout ce à quoi je pensais, c'était que les quarantes prochaines années de ma vie allaient être, sans aucun doute, les plus longues. Je soupirais alors qu'en je compris que j'étais bien obligée de le suivre. Et c'était la mort dans l'âme que je le faisais. Même si le regard suppliant de ma mère m'obligeait à bien me tenir en temps normal, dans ce cas-là, je mettrais rapidement les points sur les i avec le jeune homme. Pas question qu'il ne s'imagine un seul instant que je puisse lui donner un héritier. Déjà, l'idée de dormir dans le même lit que lui commençait déjà à me donner la nausée. Mais je préférais ne pas montrer que sa présence me dégoûtait. Non pas physiquement... Mais racialement. Oui, j'étais la plus pure des japonaises, plongée et bercée dans les "on dit" et les clichés, ainsi que la mauvaise image que l'on faisait du peuple coréen. Sans savoir qu'un de ces jours, je finirais peut-être par les briser, ces clichés.

J'avais été plus qu'odieuse avec lui, crachant mes mots comme le venin d'un serpent. Je ne savais pas si je l'avais blessé ou pas, son visage ne m'offrait aucune information à ce sujet. Mais je voulais déverser sur lui toute la haine, toute la rancoeur que j'avais à l'égard de mon père, de mon clan. Je l'utilisais lui comme défouloir pour expulser toute cette rage que j'avais contenu depuis bien trop longtemps. Si j'avais pu marteler son torse de mes poings, pour faire partir ma violence physique, je l'aurais aussi fait. Mais étrangement, je ne m'en sentais pas la force. Et je ne le connaissais pas. Qui me disait qu'il ne risquait pas d'avoir un mauvais réflexe pour me frapper en retour. Certes, 'jétais entraînée au combat, mais je ne savais pas ce que lui connaissait, ce qu'il savait faire. Peut-être que j'aurais pu le découvrir si je m'étais prise une claque.

Au fond, ça m'aurait peut-être remise temporairement à ma place et au moins, je me serais calmée. Mais non, il préféra me dire de faire comme je voulais. Sa réponse froide, sans sentiment, me surprit. Ne l'avais-je pas plus blessé que cela ? Etait-ce tout ce qu'il était capable de dire alors que je venais clairement de lui faire comprendre que je ne pouvais pas le supporter physiquement et que je ne ferais aucun effort pour me rapprocher de lui ? Mais au final, je préférais partir en direction du jardin. Oui, je préférais prendre carrément l'air plutôt que de rester là avec lui. Ca m'énervait aussi en réalité de me dire que je n'étais que le pion de mon père et que bientôt, je serais celui de mon beau-père. Car à n'en pas douter, mon paternel aura l'obligeance de faire part de mes talents et ce que je faisais dans mon clan, je risquais de le reproduire ici. Merci bien. Contenant ma colère, j'appréciais de sentir l'air frais sur mon visage que je sentis une pression sur mon poignet.

J'en exerçais une autre en contrepartie, prête à retourner le bras de mon agresseur avant de voir qu'il s'agissait de Yong Sun. Baissant quelques milièmes de secondes ma garde, je me retrouvais presque contre lui, mon visage déjà trop proche du sien. Cependant, j'eus le loisir de sentir l'odeur de sa peau. Un parfum riche. Je fronçais les sourcils et fermais les yeux, préférant détourner mon regard plutôt qu'il ne voit que j'analysais sa personne. Ce genre d'odeur... Mon père en avait une presque identique. Forte, puissante. On dit que les femmes sont très sensibles à ce sujet. Ma mère m'a souvent dit qu'elle jugeait le charisme de mon père à l'odeur de sa peau. La façon dont il prenait soin de lui montrait qu'il était méticuleux dans tous les domaines. Et cette méticulosité, je la retrouvais en quelque sorte cgez Yong Sun. La peau de sa main était bien loin d'être rugueuse, comme les subalternes de mon clan. Elle était douce, délicate. Mais pourtant, sa poigne me montrait qu'il savait en découdre.

Je le laissais parler, les yeux toujours fermés, afin que cette fois, ce ne soit pas mon trouble qu'il voit. Trahie... Je me sentais à nouveau trahie par ma famille qui n'avait, de nouveau, pas jugée utile de me dire qu'une fois que j'aurais franchie ce portail, je n'en ressortirais pas avec eux. Non, j'allays rester ici. Non pas jusqu'à la fin de mes jours, j'étais beaucoup trop libre pour ça mais je ne retrouverais plus jamais mon Japon natale, c'était ça ce que ça signifiait. Je rouvrais les yeux, avant de lever mon regard vers une fenêtre. J'y voyais trois têtes. Une d'elle se tourna vers nous et là, mon coeur manqua un battement. Je me doutais qu'il s'agissait de l'un de nos parents, je ne saurais dire lequel. Mais s'ils voyaient une telle tension entre Yong Sun et moi - ce qui était aisément repérable - j'aurais des problèmes car oui, le jeune homme avait raison... Tous sauraient que celle qui a fauté, c'était moi. Je me tournais vers le jeune homme avant de poser une main sur sa joue, brisant les derniers centimètres qui nous séparaient.

Mère avait-elle prévenu Sang Ho que j'étais dû genre séductrice mais aussi très rapide ? Après tout, que j'embrasse déjà mon futur époux ne serait pas une surprise. Au moins, ils ne se douteraient de rien. Je restais ainsi quelques secondes, avant de me décaler, doucement. Faisant comme si de rien était. Cependant, si mon visage semblait être souriant pour les gens qui nous observaient, mon regard lui, était froid et ma voix coupante comme une lame de rasoir :

« N'espérez pas ce genre de miracle. Je l'ai fait uniquement pour moi. »

Je me décalais de lui, lui prenant la main pour l'attirer dans l'angle mort de nos parents, avant de le lâcher à nouveau. Je croisais mes bras sous ma poitrine et marmonnais :

« Vu qu'apparemment, je n'ai pas le choix, montrez moi donc ma prison qu'on n'en parle plus. Aussi, vous aurez la délicatesse de m'excuser auprès de nos parents. Prétextez un léger malaise ou que sais-je, vous ne serez sûrement pas encore trop stupide pour trouver une bonne excuse. Mais je ne tiens pas à passer ma soirée en compagnie de menteurs, profiteurs et que sais-je d'autre. Je perds suffisamment mon temps avec eux depuis ma naissance. Et je n'ai pas non plus envie de passer ma soirée avec vous. »

Menteurs et profiteurs, je désignais clairement mes parents. Par égard pour le père de Yong Sun que je ne critiquerais jamais devant son fils.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 16:41

    Je ne parlais jamais sans raison. N’étant pas une personne de nature bavarde, je préférais réserver ma salive pour les affaires plutôt que de parler inutilement. Je n’aimais pas qu’on lise en moi car la plus grande faiblesse d’un homme était bien ses sentiments. Lorsque j’étais enfant on m’avait appris à les dissimuler, depuis j’étais devenu ce cadavre inexpressif, mais cela me convenait. J’aspirai la crainte et le respect de mes subordonnés et cela me permettait de prendre l’avantage sur les gens que je fréquentais.

    La jeune Kumiko était à quelques centimètre de moi, et tandis que j’usais ma salive pour lui expliquer ce qui était bon dans son intérêt de faire ou de ne pas faire, elle fermait les yeux. Je pouvais davantage scruter son magnifique visage. Étant enfant, je m’étais dit que plus tard, j’épouserai une femme dont la beauté était sans pareil pour être sur de vouloir voir son visage tous les jours. Ce qu’elle pouvait avoir derrière la tête, je m’en fichai, ses intentions m’était égale, tout ce que je voulais c’était qu’elle soit belle et qu’elle se taise. En voyant cette japonaise, le moi de cette époque aurait été comblé. Maintenant, je voulais une femme belle, certes, mais aussi intelligente et généreuse, une femme comme j’avais eu l’impression de voir en Kumiko il n’y a encore que quelques minutes. La jeune femme vipère ouvrit les yeux et changea encore une fois de personnalité. Je restais bouche-baie face à son changement de personnalité, regardant sa main qui se posait sur mon visage, savourant le baiser qu’il m’offrit. Sous son charme? Complètement. Être un homme c’est avant tout être faible et malgré le fait que je cherche à dissimuler ces faiblesses, la plus dure à cacher est le pouvoir qu’une femme peut avoir sur ma personne. J’aime les femmes, j’aime la chair et un baiser gratuit comme celui-ci ne me laissait pas indifférent. Pas que je pouvais ressentir quelques chose pour cette belle femme, mais parce que j’aimais ce genre de chose. A ce niveau là, je n’étais pas innocent, j’avais eu plusieurs expériences avec des femmes et je ne m’en lassait pas.

    Elle se décala légèrement et c’est là que je pus voir son sourire radieux, son regard froid et que je sentis le tranchant de sa voix. Pourquoi avoir agit ainsi si c’était à contrecœur? Je ne la comprenait pas bien son geste quand je tournais la tête. A travers une fenêtre, je vis la tête de mon père ainsi que des géniteurs de ma fiancée dépasser. Je me laissais entrainer par la demoiselle un peu plus loin pour ne pas être vu par ces personnalités de la pègre. Là, elle me demanda une faveur, que je la couvre pour le diner. Comme si, après ce qu’elle m’avait dit et fait comprendre j’allais l’aider. Mon père m’avait demander d’être gentil mais cela, elle l’ignorait. De plus, je ne tirerai aucun bénéfice en la couvrant. Si elle voulait sauter le repas, elle n’avait cas se débrouiller seul, elle semblait suffisamment futée pour trouver une excuse pour insulter ma famille par son absence.


_ Ne compte pas sur moi pour te couvrir, accomplis ton devoir de femme, lui dis-je toujours sur un ton monotone.

    Mes quelques mots enfin prononcés, je me retournai marchant en direction de ses appartements. Après quelques pas, je m’assurais que la jeune japonaise me suivait. Pour m’assurer qu’elle avait compris qu’il fallait qu’elle me suive, je lui fis un signe de main. Elle ne se rendait pas compte, mais beaucoup de femme pourrait l’envier d’être ma future femme. Pas pour mon physique évidement, mais parce que dans cette maison, être la femme du chef signifiait avoir de l’autorité au seins du clan. De plus, elle était libre d’aller où elle le désirait temps qu’elle était accompagnée d’un homme pour l’escorter. Mais cela, elle s’en rendrait surement compte plus tard, lorsque je me serai décidé à lui en parler, si un jour je lui en parle, car l’idée qu’elle reste enfermée dans sa chambre me plaisait assez.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 21 Aoû - 18:46

Notre cohabitation, je le sentais bien, allait être quelque peu mouvementée. Tout du moins, disons que notre union ne se passerait pas forcément dans la joie et dans la bonne humeur. Mais qu'importe, après tout, nous étions bien loin du mariage d'amour des pauvres gens; Nous, nous nous marions parce que nous n'avions pas le choix, parce que nos parents en avaient décidés ainsi. C'était comme ça et c'était tout. Alors par contre, si vous me dites que j'ai des efforts à fournir pour que notre entente se passe au mieux, je vous répondrais directement qu'il en était parfaitement hors de question. Jamais je ne me plierais en quatre pour satisfaire les désirs et les envies de Yong Sun. De toute façon, je n'étais pas non plus une personne très accomodante qui acceptait de faire des sacrifices pour les autres. Il fallait le mériter et de ce côté là, c'était relativement compliqué : jamais je n'avais eu d'amis et jamais je n'avais eu d'amoureux. Comme ça, c'était fait et on n'en parlait plus.

Nous nous étions retrouvés dans ce jardin, presque l'un contre l'autre, comme deux jeunes amoureuxc qui se cherchaient, se séduisaient, l'un se faisant distant et l'autre voulant se rapprocher. De loin, c'était l'illusion. De près, ce n'était pas du tout le cas. Et ce même si j'avais amorcé le premier pas pour l'embrasser, c'était uniquement pour que nos parents croient à un éventuel rapprochement entre nous. Mais ce n'était pas de gaieté de coeur que cela avait été fait de ma part. En revanche, je notais facilement qu'il appréciait ce qu'il recevait et ça me conforta dans une seule idée : il n'était qu'un homme. Et qui dit ça, dit que j'ai forcément, à un moment ou à un autre, un certain ascendant sur lui. Comme avec la plupart des hommes je trouvais finalement un moyen d'avoir le dessus sur lui. Car j'étais bien consciente qu'avec ma position de femme, je ne pourrais pas réellement lui tenir tête, que la seule façon pour moi de continuer à être ce que j'étais, c'était de pouvoir le dominer, le contrôler à un moment ou à un autre. Et sentir sa réaction lors de notre baiser me le fit comprendre bien rapidement.

Je m'étais écartée, avant de l'emmener loin des regards indiscrets pour finalement reprendre ma distance vis-à-vis de lui. Même si je lui avais demandé une faveur, je me doutais bien qu'il n'accepterait pas. J'aurais mieux fait de me taire pour une fois, ça m'apprendra à ne pas savoir tenir ma langue. Faire mon devoir de femme ? Il me passa devant, avant de se détourner et de me faire un signe, pour que je le suive. Oh mon ami, sache que je compte bien accomplir mon devoir de femme. Mais ça m'étonnerait que cela te plaise. J'avançais d'un pas, restant néanmoins bien en retrait par rapport à lui. Et j'observais les cadres, les dorures de cette demeure qui ne me rappelait en rien mon chez moi natal. Non, tout ça, ce n'était pas l'endroit dans lequel j'avais grandit. Et même si je n'y avais pas de bons souvenirs, il restait le lieu où j'avais fait mes premiers pas. J'inspirais profondément, ne regardant que ce qui m'intéressait mais préférant garder le visage rivé au sol. Les mains croisées devant mon ventre, je sentais quelques regards se poser sur moi. Les rares membres de ce clan qui n'étaient pas affairés à faire je ne sais quoi se promenaient donc à leur guise ou alors ils s'affairaient à d'autres choses dont je ne pouvais avoir clairement pas connaissance.

Nous nous sommes retrouvés face à une porte que je soupçonnais être ma chambre... Je la regardais, trouvant les motifs bien sombres. Pour la simple et bonne raison que là, pour le coup, je me sentais un peu plus enfermée dans mon rôle de femme. Moi qui, auparavant, était le bras armé de mon père, exécutais les sales besognes, se chargeait d'éliminer les nuisances, était rabaissée à un niveau que je n'avais jamais connu par le passé. Je déglutissais difficilement laissant le jeune homme ouvrir la porte. Je le suivais et si jamais il avait décidé de parler, je m'en contrefichais. Je le retournais violemment, poussant son corps sur le lit. Je me rapprochais de lui, d'une démarche féline, esquissant un sourire carnassier :

« Mon devoir de femme, hein ? C'est bien ce que vous avez dit ? »

Ce qui m'avait pris ? Je n'en avais aucune idée, ça m'était passé brutalement par la tête. Jamais en temps normal je n'aurais agi sur un coup de tête mais là, c'était une pulsion que je ne maîtrisais pas. Ce n'était pas du désir mais je ne savais pas pourquoi je faisais ça. Si, j'en avais une idée. Mais pour le coup, je lui faisais miroiter bien le contraire. Je remontais légèrement la longue robe, histoire de pouvoir me retrouver au-dessus de lui, sur le lit. Mes mains de part et d'autre de son visage m'aidaient à me retenir. Je le regardais longuement, toujours en souriant de cette façon fort peu coutumière pour mon minois.

« Ne dites jamais ce genre de chose devant moi, je pourrais le prendre au mot. Et vous savez comment sont les japonaises... Quelque peu... obstinées. »

Je me penchais vers lui, laissant nos souffles se mêler alors que mon corps se pressait légèrement contre le sien. Oh que oui, j'allais lui faire miroiter certaines choses. M'approchant de son oreille, je laissais mes lèvres en effleurer le lobe avant de souffler, au creux de son oreille :

« Même si vous n'êtes pas mon genre d'homme et même si nous ne nous apprécierons pas... Peut-être y aura t-il au moins un domaine dans lequel nous pourrions être en accord ? Allons, je suis sûre qu'un homme comme vous a quelques atouts dans sa manche... »

Une de mes mains glissa lentement le long de son torse, faisant sauter, doucement, chacun des boutons de sa chemise. Je laissais mon visage dans son cou, avant de reprendre :

« Et il n'y a aucune raison d'attendre le mariage pour le consommer. »

Et tel le Serpent tentant Eve de prendre la pomme, je tentais le jeune homme à goûter à quelque chose de presque interdit. Après tout, dans l'intimité de cette chambre, qui pouvait bien se douter de ce qui allait se passer... Ou plutôt de ce qui ne se passerait pas ?
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mer 22 Aoû - 17:00

    Nous arrivâmes après quelques minutes de marchent devant la porte de la nouvelle chambre de la jeune femme. La demeure du clan Park était une grande maison de style traditionnel coréen. Grâce à l'influence de mon père, notre demeure n'avait pas été rasé par les Japonais, elle étaient restées intacte. Park Sang Ho étant un patriote coréen par excellence, il ne voulait pas perdre la base de nos traditions. Le clan Park avait acquis sa renommé pour sa fidélité à la culture traditionnelle coréenne. Nous étions un clan conservateur malgré cette vague de modernité qui s'abattait sur notre pays et ce renouveau avec mes fiançailles avec une japonaise. Peut être était-ce parce qu'il était temps de s'adapter, que notre famille se devait de rentrer dans le moule et que nous devions gagner le respect et la crainte des occupants.

    J'ouvris les portes de la chambre, ce que ma fiancée ignorait c'est qu'elle allait avoir plusieurs pièces à sa disposition. Pour commencer cette chambre que les domestiques avaient aménagée exprès avec un style japonais pour que cette dernière ne se sente pas totalement dépaysé, puis une salle de bain et enfin une pièce à vivre, salle où nous lui avions installé un bureau et tout un nécessaire digne d'une lady. Ma famille était alors à mille lieux de penser que sous ses traits angéliques se cacher une vraie machine à tuer.

    J'entrai dans la pièce, suivi par la jeune femme. En vue du comportement de ma future épouse, il me semblait que lui adresser la parole était inutile. Elle avait décidé de ce rebeller contre la volonté de ses géniteurs, chose que je pouvais comprendre après ses paroles de tout à l'heure. Les Japonais et leur complexe de supériorité n'avaient vraiment pas de limite. Je me sentais mal pour elle car supporter une personne que l'on n'aime pas physiquement et racialement pour le restant de sos jours et de devoir lui faire une progéniture, c'était une torture. Elle était née ainsi et depuis le temps, elle aurait dû se faire une idée, apprendre ou était sa place et ne pas franchir certaines limites. Limites qu'elle ne tarda pas à franchir. Elle me pris le bras, me retournant pour me jeter dans le lit. Décidément, je n'étais pas au bout de les surprises avec cette femme. Je compris qu'il fallait que je sois constemment être sur mes gardes en sa présence. Mais avant même que je puisse le relever, elle se trouvait déjà à quali-fourchon sur moi. Derrière son visage angélique et son petit corps frêle de cachait un démon que seul moi pouvait voir. J'en étais pleinement conscient et je ne devais en aucun céder à la tentation. Malgré tout, cette femme ne me laissait pas indifférent, j'avais envie qu'elle continue. Avant qu'elle se penche sur mon oreille, je la regardais dans les yeux de façon inexpressif, comme si sa proposition me laissait indifférent. Elle se rapprochait dangereusement, laissant nos souffles s'entre-mêlé. A plusieurs reprise j'aurais pu m'échapper mais je restais immobile comme si j'attendais que les choses se passent, pour profiter de chaque instant physique en sa compagnie. Je restais silencieux, la laissant faire. Je fermais les yeux pour profiter de chaque instant, de ne faire plus qu'un dans l'espace, pour mieux la sentir contre ma peau, sentir ses doigts déboutonner ma chemise.

    Je n'avais qu'une envie, la retourner pour prendre le dessus, la déshabiller et de ne plus «attendre le mariage pour le consommer. » comme elle le dit si bien. Ce sont ses mots plus que provocateurs qui me fit reprendre mes esprits. Elle devait resté vierge avant ce fameux jour, le contraire étant une insulte à notre couple, bien qu'il n'y ait aucun sentiments entre nous, c'était la tradition. J'ouvris les yeux et comme si je voulais dominer l'action, je la pris dans mes bras, la serrant contre moi, contre mon torse qui était à présent dénudé, la retournant délicatement, mettant de côté mes pulsions sexuelles. Il est impossible de voir pire torture se faire infliger à un homme que de désirer le corps d'une femme sans pouvoir le toucher, d'avoir des moments comme ceux que j'avais avec Kumiko et de devoir refouler ses envies. Ce démon de l'île du soleil levant savait s'y prendre. Je me trouvais face à un adversaire de taille. Une fois que je fus au-dessus d'elle, je m'extirpais doucement, me relevant tout en reboutonnant ma chemise.


_ Ayez plus de respect pour votre personne mademoiselle.

    Lui dis-je alors froidement, la tête baissée, les yeux rivé sur ma chemise. Je me concentrais sur celle-ci pour m'éviter de craquer face à ce petit bout de femme. C'était la première fois que je la vouvoyais en privé. Ce n'était pas pour lui montrer mon respect comme tout mari qui respectait sa femme, mais plutôt pour mettre une distance entre nous, pour qu'elle s'éloigne de moi. Il ne fallait pas qu'elle oublie que je suis un homme et qu'en s'amusant à me tenter, un jour ou l'autre, je craquerai et consentante ou non, elle subirait le poids de la tentation.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Ven 24 Aoû - 20:42

Quelle était l'image que mes parents avaient donné de moi à ma future belle-famille ? Etait-ce l'image de la fille douce et innocente, qui n'avait jamais fauté ? Ou alors la réalité ? Et si tant est que le père de Yong Sun connaissait la réalité, comment cela se faisait-il que ce dernier ne se méfie pas plus que ça ? Peut-être que justement, personne n'avait mis au courant personne. Admettons que mes parents n'avaient pas dit ce que je faisais au sein de mon clan, était-ce pour respect les traditions coréennes ? Ca m'étonnerait... Mon père avait passé beaucoup trop de temps à vouloir me formater, à m'élever presquer comme un homme pour que, du jour au lendemain, je doive ranger armes et poignards dans un placard pour ne plus jamais les ressortir. Et connaissant le caractère fort bien trempé de mon père, je me doutais que c'était loin d'être le cas.

Ou alors si mon père avait prévenu mon futur beau-père, peut-être que c'était mon beau-père qui me forceraità me ranger ? Quoi que non, il suffirait que je dise à mère que rien n'allait et mon père faisait en sorte de me récupérer pour m'offrir au plus offrant. Car après, j'étais une arme presque parfaite. Sous des airs angélique, un corps de rêve, qui donc pourrait se méfier du démon que je pouvais être, au plus profond de moi-même ? Qui donc pourrais se dire, l'espace d'un instant, qu'en posant le regard sur moi, qu'en s'approchant de moi, il risquait la vie si tant est qu'on m'avait demandé de l'éliminer ? Yong Sun était une cible en revanche plus particulière. Mais j'avais dérogé à l'ordre premier donné par mes parents : faire en sorte de l'aimer. Mais franchement, comment est-ce que je pourrais l'apprécier, simplement l'apprécier alors que tout en lui me repoussait ou m'agaçait ?

Et pourtant oui, j'avoue qu'une fois seule avec lui dans cette chambre, j'avais été prise d'une pulsion quelque peu étrange. Comme si je cherchais à le faire céder. J'avais temporairement oublié une seule donnée : j'étais sensée rester vierge jusqu'au mariage. Mais je n'yp ensais pas. Si son visage ne m'attirait pas plus que ça, j'avoue que son odeur, elle, m'attirait. Et le toucher de sa peau aussi. Il y avait quelque chose d'étrange qui me poussait à aller vers lui. Comme si malgré le ressentiment que je pouvais avoir à son égard, il y avait autre chose de latent. Et avoir mon visage dans son cou et mes mains qui ouvraient doucement sa chemise, pour pouvoir frôler sa peau électrisaient mes sens. Disons que si je devais le considérer comme un être à éliminer, j'apprécierais un moment avec lui. Et j'aurais peut-être commis l'acte avant de l'envoyer dans les limbes. Mais non, je ne devais pas le tuer...

Je sentis ses bras passer autour de mon corps, pour me serrer contre lui, alors que je sentais la chaleur de sa peau à travers mon vêtement, et je me raidissais légèrement. S'il s'était laissé faire au départ, je n'avais pas imaginé un seul instant qu'il se laisserait tenter aussi rapidement... A moins que... Et là, je compris... qu'il se ressaisissait. Il s'était redressé lentement et mon corps redevint froid. Il évitait soigneusement mon regard, se contentant de me demander de me respecter un peu plus. J'arquais un sourcil au vouvoiement qu'il venait d'utiliser. Genre, il se décidait à me vouvoyer seulement maintenant ? J'y croyais moyennement. Je me redressais à mon tour, remettant en place ma robe correctement. Je me rapprochais de lui, redressant son visage en posant deux doigts sous son menton, lui offrant un baiser voluptueux, cependant annonciateur d'une certaine dangerosité. Je mordillais sa lèvre inférieure, avant de dire :

« Ne vous inquiétez guère pour cela, je me respecte suffisamment. Maintenant, sachez juste d'où viendra le danger. »

Et alors que j'étais contre lui, mes lèvres frôlant toujours les siennes, la porte de la chambre s'ouvrit sur un des hommes du clan Park qui observa quelques instants, avant de s'excuser. Cependant, il ne prit pas congé, nous annonçant que nos parents attendaient notre retour dans le salon. Apparemment, le repas allait bientôt être servis. J'esquissais un léger sourire, m'éloignant alors, laissant mes doigts couler sur la peau du jeune homme, avant de le devancer, marchant d'une façon quelque peu princière mais tout aussi féline. Je me retournais vers Yong Sun avant de dire, en parfaite comédienne :

« Je me sens mieux maintenant. Je crois que je pourrais... vous assister au repas. Je suis sûre que vous êtes ravis, n'est-ce pas ? »

Le regard que je lançais au jeune homme était suffisamment éloquent pour qu'il comprenne une chose : lui et moi savions très bien que ce mariage était important, tant pour l'un que pour l'autre. Enfin, surtout pour lui. Alors il faisait bonne figure devant tout le monde.
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MessageSujet: Re: « Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)   Mar 11 Sep - 1:10

    Plus que deux boutons... deux avant que ma chemise ne soit complètement refermée. Deux misérables petits boutons avant de n’avoir plus aucun alibis pour croiser de nouveau son regard. Je m’arrêtais un instant, les fixant comme si mon destin ne dépendait que d’eux. Je ne voulais plus la voir, je ne m’en sentais plus capable. Nakagawa Kumiko, cette chimère japonaise avait réussi en deux baisers à suffisamment m’exciter pour que je puisse avoir envie d’elle. Habituellement dans cette situation, je ne me privais pas pour m’abandonner à mes pulsions animales, j’étais loin d’être un enfant de cœur et les femmes, je connaissais très bien. Cette fois-ci en revanche, je devrais me retenir. Habituellement, j’avais affaire avec des employées des nombreux bars du clan, des prostituées, de simple de filles des rues ou des femmes des hautes sphères de Séoul, mais là, il s’agissait d’une fille de haut rang et qui plus est, une jeune vierge. Rien de plus excitant vous allez me dire, mais je me devais de respecter sa fleur, cette petite chose qui était précieuse aux yeux de son clan mais aussi du mien. Même si j’étais son fiancé, je me devais d’attendre le mariage, c’était la tradition.

    Je pensais que baisser la tête et ainsi se concentrer sur ma chemise m’aiderai à ne plus penser à cette envie irrésistible mais il y avait un détail que j’avais oublié. Cette jeune femme qui m’avait tenté, n’était autre que la fille du grand Nakagawa, un yakuza très connu, respecté et donc puissant. Mon ennemi était un adversaire de taille. A l’aide de ses doigts, elle releva mon visage pour plonger son regard dans le mien. En aucun cas elle devait sentir que son petit jeu m’avais affecté. Je fermai les yeux un instant et sans crier garde, elle en profita pour m’offrir de nouveau un baiser. Un baiser qui était en un premier temps doux, puis sucré comme la jeune fille qui j’avais vu pour la première fois, mais il ne tarda pas à devenir piquant comme celle que j’avais en face de moi. Ce baiser, il avait de nombreuse signification. La première, que la guerre était déclarée, la seconde qu’il fallait que je me méfie de l’eau qui dort et enfin la dernière ce piquant, cette rage voir même cette haine, était la vraie Kumiko. Ce dont je pensais fut même confirmé par les paroles de la belle. Comme si elle me prenait pour un imbécile. Si je n’avais pas compris d’où venait le danger alors je ne le comprendrais plus. Je sentais sa présence près de moi et malgré le fait qu’elle ait décollé ses lèvres des miennes, je pouvais sentir son souffle, son parfum. Précédemment, j’avais réussis à me ressaisir, à faire preuve de sang froid, comme à mon habitude. Je devais donc garder cette attitude. La femme était bien le pire ennemi de l’homme. Qu’importe la quantité de sang que je rependais derrière moi, qui se trouvait sur mes mains, je restais toujours calme mais dans cette situation il était difficile de se contenir. Je sentais que j’allais de nouveau rechuter face à cette jeune fille.

    Par chance, j’entendis la porte de la chambre coulisser. J’ouvris les yeux, ne laissant aucune émotion se lire sur mon visage, j’étais enfin sauvé. C’était un de mes homme. Il resta bouche-baie un instant, nous observant. Je tournais la tête vers lui, reculant d’un pas. Il s’excusa de nous interrompre, s’inclinant avant de nous expliquer avec tout le respect qu’il se doit que nos parents nous attendaient pour diner. Le fait que cette homme nous ait surpris dans une posture plutôt inconfortable pour moi ne me plaisait pas. Il n’avait pas besoin de beaucoup d’imagination pour se faire un scénario sur ce quiproquo et je savais que cette histoire se rependrait comme une trainée de poudre au seins du clan. Pendant ce temps, la japonaise m’avait devancé, elle était enfin sorti de la pièce, recommençant son scénario d’actrice digne des plus grands films hollywoodiens. Toujours en apparence stoïque, je m’avançais vers la sortie, faisant mine d’ignorer le coréen qui venait de perturber la scène. Mais lorsque j’arrivai à son niveau, j’eus droit à une réflexion sanglante de sa part.


_ Vous ne manquez pas à votre réputation. Toujours aussi charmeur.

    Ces mots étaient aussi piquant que les baisers de Kumiko mais également discret, un souffle un murmure et ce pauvre homme avait attendu le mauvais moment pour balancer sa phrase. Je lui lançai alors un regard sinistre, qu’il comprenne que son attitude n’était alors pas approprié et sans plus attendre, il s’inclina face à moins en guise d’excuse. Je détournai une nouvelle fois le regard en guise de mépris, suivant la jeune femme jusqu’à la salle de séjour. Nos parents étaient assis, le diner servis. Ma table m’attendait, entre celle de mon père et celle de mon beau-père. Je m’installai alors, toujours aussi silencieux et malgré la présence de ces japonais, je profitais du repas, essayant de faire abstraction de ce qu’il s’était passé plus tôt dans la chambre de Kumiko.


to be continued...
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« Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient. » (pv Kumiko - FIN)
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